l’ampleur des debats suscites par l’expansion d’internet donne l’air de depasser largement l’image d’une introduction d’un tout nouvel objet technique

Ces débats incarnent souvent l’incarnation des avis du monde autant sur le plan technique, économique que politique. En raison du fait que la presse écrite vient jouer le rôle de de médiation sociale, et de même, qu’elle amasse et partage de l’information, l’étude de ses rapports avec ce nouvel outil peut se révéler révélatrice des mutations professionnelles en cours en plus de la place et du sens d’internet dans notre société.

Message écrit par magazine Tilt

Dans l’historique de la profession de journaliste, les questions se rapportant à l’impact que peuvent avoir les diverses nouvelles technologies sur la production, la conception et la diffusion de l’information sont une observable récurrence. Nous pouvons entre autres évoquer les réflexions de Théophraste Renaudot sur les changements du statut attribué à l’information suscitées par l’imprimerie, celles d’Emile de Girardin en ce qui concerne la rationalisation de la profession qui a été permise par la standardisation de l’ensemble des procédés de fabrication, ou aussi celles d’Honoré de Balzac qui viennent déplorer une uniformisation des sources générée au cours du XIX siècle par ladite rationalisation (création des premières agences de presse, etc.). toutefois, l’histoire critique de ces diverses réflexions, quand bien même elle reste à poursuivre par l’approfondissent de nouvelles pistes, a déjà été à l’origine de divers projets, notamment en France et aux USA.
Entre autres, il apparaît que l’émergence des Nouvelles technologies informatives et de la communication, plus particulièrement le web, présentent des caractères plutôt inédits, invitant à renouveler et à enrichir les intuitions des initiateurs du journalisme moderne, et les travaux faits par les chercheurs spécialistes des techniques journalistiques.

Pouvons-nous formuler le même constat de notre temps? Dans la mesure où dans le quotidien de l’activité des journalistes, l’ordinateur a pu devenir (par le moyen du traitement de texte, la Publication Assistée par Ordinateur et l’utilisation des bases de données) un objet faisant désormais partie du quotidien de l’activité des journalistes, faisant ainsi que la quasi-totalité des rédactions se soient numérisées, de prime abord, ce n’est pas tellement effectif.
Y a-t-il donc une résistance récurrente de la profession sur le plan de l’innovation? La vivacité de la résistance se révèle-t-elle à ce point imposante ? Ne faudrait-il pas plutôt évoquer que l’internet n’est pas encore une entité stable car sa construction est toujours en train de se poursuivre?